À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, Trompette Actus revient sur la place des musiciennes dans le monde de la trompette, un instrument longtemps perçu comme un bastion masculin.
Une présence historique souvent oubliée
Contrairement à une idée répandue, les femmes sont présentes dans l’histoire de la trompette depuis longtemps. Dans le jazz par exemple, Dolly Jones (1902-1975) est considérée comme la première trompettiste de jazz à avoir enregistré un disque, dès les années 1920.
Au fil des décennies, d’autres musiciennes ont marqué la scène internationale, comme Clora Bryant, Laurie Frink ou encore Ingrid Jensen, qui ont contribué à imposer la trompette féminine dans le jazz moderne.
Dans la musique classique, des solistes comme Alison Balsom ou la Norvégienne Tine Thing Helseth ont également acquis une renommée internationale et contribué à changer l’image de l’instrument.
Une évolution visible dans les orchestres et institutions
La présence des femmes dans les pupitres de cuivres a longtemps été marginale, mais la situation évolue progressivement. Des postes prestigieux commencent à être occupés par des musiciennes, comme Amy McCabe, devenue en 2022 la première femme trompette solo de la prestigieuse United States Marine Band.
En France aussi, plusieurs musiciennes se distinguent aujourd’hui, que ce soit dans les orchestres symphoniques ou sur les scènes du jazz et des musiques actuelles. Parmi elles, la trompettiste Airelle Besson ou encore la soliste classique Lucienne Renaudin-Vary, qui participent à donner une visibilité nouvelle à l’instrument. Côté orchestre on peut citer : Aurore Prieur, Marion Vezzosi, Angela Anderlini, Nadine Schneider ainsi qu’une jeune génération dont Thaïs Jude ou encore Amélie Bentham.
Les orchestres féminins existent également depuis de nombreuses années et continuent encore aujourd’hui avec des exemples comme Rhoda Scott et Lady All Stars en jazz avec Airelle Besson.
Une nouvelle génération
Les résultats récents du concours de trompette du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris montrent une évolution encourageante : les admissions se répartissent désormais de manière équilibrée entre femmes et hommes.
Cette parité symbolique rappelle que la pratique de la trompette continue de se transformer, portée par une nouvelle génération de musiciennes et de musiciens.
En ce 8 mars, cette dynamique rappelle une évidence : la trompette n’a jamais été un instrument réservé à un genre mais l’histoire est encore en train de s’écrire.
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