Vilain, Emile
| Vilain, Emile | |
|---|---|
| Naissance | 4 avril 1933 |
| Nationalité | Français |
Français. Né à St.Hilaire-les-Cambrai. Trombone et trombone-basse, frère cadet de Gaby Vilain (lui-même trombone & trombone- basse) et père de Jean-Christophe Vilain (trombone & piano). Il a étudié le trombone à Paris auprès du fameux Marcel Dumont qui a formé plus d’un coulisseur célèbre dont Benny Vasseur. Suite a un accident de la face (avec un produit d’entretien pour ascenseur), il passe très tôt du trombone au trombone-basse moins exigent pour le masque (vers 1953). Emile s’intègre au métier et on le remarque dès 1961 dans l’orchestre de l’Olympia dirigé par Daniel Janin (comprenant officiellement Georges Gay, Ivan Jullien, Christian Bellest, tp ; Raymond Fonsèque, tb1, Marc Steckar, tb ; René Nan, dm). Ainsi, il participe au premier Olympia de Johnny Hallyday en septembre 1961. Le programme indique les noms d’Ivan Jullien, Christian Bellest, Pierre Brissaud, Georges Bence (tp), Raymond Fonsèque, Marc Steckar, Emile Vilain (tb). Emile participera aussi aux ensembles de trombones de Raymond Fonsèque. Bon musicien de section, il a une vaste discographie à son actif de 1965 à 1996 (cf Tom Lord). Soulignons ses activités en Allemagne en 1965-6 : le 2 juillet 1965, avec le Jazz Workshop du Ruhr Festival 65, avec Benny Bailey, Rick Kiefer, Maurice Thomas, Ivan Jullien, Roger Guérin (tp), Ake Persson, Keith Christie, Erich Kleinschuter, Emile Vilain (tb) et notamment George Gruntz (p) et le 24 juin 1966, le Jazz Workshop de Recklinghausen, avec Ron Simmonds, Ted Curson, Carmell Jones, Dusko Gojkovic, Bosse Broberg (tp), Ake Persson, Albert Mangelsdorff, Kurt Jaernberg, Emile Vilain (tb) et notamment Dominique Chanson, Sal Nistico, Danny Moss (s). Il fait aussi des variétés notamment pour Raymond Lefèvre. L’année 1974 est cruciale pour lui. C’est dès cette année-là qu’il devient le trombone-basse titulaire du Big Band de Claude Bolling. Grâce à cela, nous avons d’Emile de nombreux CDs et vidéos avec l’orchestre. Parmi les nombreuses rééditions Frémeaux & Associés nous signalerons :-Intégrale 1973-83, Rolling with Bolling avec sur le CD3 ‘Pâté de canard’ qui met exceptionnellement en soliste Emile Vilain au trombone basse entouré de Charles Verstraete, Benny Vasseur et Michel Camicas (trombones) ! Chez Claude Bolling, Emile Vilain a joué aux côtés des trombonistes Bill Tamper, Charles Verstraete, François Guin, Benny Vasseur, Michel Camicas, Charly Verstraete, Jacques Bolognesi, Claude Gousset, André Paquinet, Jean-Christophe Vilain ! Mais l’autre évènement est un projet de conservatoire qu’il a monté avec l’aide d’André Gosset pour Chennevières où il habite. Le projet fut retenu en 1974 et Emile Vilain sera directeur de cet établissement jusqu’en 1998 lorsque son fils Jean-Christophe lui succèda. La passion musicale d’Emile étant le big band (Count Basie, Stan Kenton,…), il monte donc une formation de ce genre à Chennevières, la Swing Locomotive dont feront partie Fred Gérard (trompette), André Paquinet (trombone) et y passeront de nombreux jeunes dont Jean-Christophe Vilain et même, un temps, Jean-Pierre Derouard, alors batteur prometteur. En tant que trombone-basse de big band, Emile Vilain prit pour modèle George Roberts. La cérémonie funèbre eut lieu à Chennevières le 5 février 2009. Pierre Schirrer et le trompettiste René Caron (‘Ave Maria’ de Schubert) y ont joué. De nombreux artistes comme, notamment, Claude Bolling, Fred Gérard, Benny Vasseur ou Charly Verstraete étaient présents pour lui rendre un dernier hommage.
Enregistrements
Great Circus Orchestra dir. Jack Jay (Vogue) ; Jazz Workshop du Ruhr Festival 65 (Saba 15057) ; Workshop de Recklinghausen (24 juin 1966, NDR Jazz Workshop 629904) ; Claude Bolling (Intégrale 1973-83, Rolling with Bolling, CD3 ‘Pâté de canard’ ; A Tone Parallel To Harlem, avec André Paquinet, Benny Vasseur, Jean-Christophe Vilain, tb, Emile Vilain, btb ; Live at the Meridien, avec Charles Verstraete, Benny Vasseur, François Guin, tb, Emile Vilain, btb ; First Class Stéphane Grappelli & Claude Bolling, supervision musicale Fernand Verstraete, aux studios Boulogne-sur-Seine, les 3 & 4 décembre 1991, avec Tony Russo, Guy Bodet, Michel Delakian, Jacques Bérécochéa, tp ; André Paquinet, Benny Vasseur, Michel Camicas, tb, Emile Vilain, btb). Jacques Jay & ses Joyeux Saltimbanques (1951-8, Vogue) ; Jacques Hélian ; Alix Combelle (mai 1954) ; Geo Daly (1955, avec Bernard Hulin, tp solo) ; Claude Bolling (1956, Les Succès de Django Reinhardt ; 1956, Plays Duke Ellington ; 1965, au btb, avec Pierre Dutour, Pierre Sellin, tp, Charles Verstraete, Claude Gousset, tb, Jazzgang Amadeus Mozart) ; Georges Guétary-Jo Moutet (avec Fred Gérard, Maurice Thomas, Fernand Verstraete, tp, André Paquinet, Benny Vasseur, Charles Verstraete, tb, viens danser le rock and roll !, Pathé 224) ; Martial Solal (1958, avec Robert Fassin & Fred Gérard, tp1, André Paquinet, tb1, Charles Verstraete, Bill Tamper, tb, Vogue).
Vidéos
Victory Concert (1994, http://www.youtube.com/watch?v=JnOHWnKHmtE) ; ‘Sing Sing Sing’ (avec André Paquinet, Benny Vasseur, http://www.youtube.com/watch?v=zWGkzuwmavY). Vilain, ‘Gaby’ (Gabriel) (n 1924 ; d 9 avril 1990). Français. Né à Saint Hilaire les Cambrai, Gaby Vilain a eu un premier prix de trombone au CNSMP en 1945. Il joue dans les music- halls de Paris avant d’entrer dans l’Orchestre d’Hubert Rostaing (1947 avec Louis Menardi et Louis Vezant père) et de Jacques Hélian (vers 1948 à 1954 : en 1953 avec André Paquinet, Henri Tallour, De Gouy, tb). En 1954, date où il enregistre pour Alix Combelle (en mai, avec Jean Mauclaire, Alex Renard, Pierre Sellin, tp, Jean-Pierre Sasson, g), puis il joue au Lido. Il s’impose dans les émissions de radio, les séances de disques au sein du pupitre de trombones le plus employé : André Paquinet, Benny Vasseur, Charles Verstraete et lui (1954). En 1956, engagé chez Michel Legrand à l’Alhambra, celui-ci voulut un trombone-basse dans l’orchestre. C’est ainsi que Gaby Vilain s’est imposé, parmi les premiers, sur cet instrument en France. Il est ensuite membre titulaire de l’Orchestre de l’Olympia (avec Georges Gay, tp1, Michel Paquinet, tb1, Francis Lussier, tb) et à partir de 1965 de l’Orchestre Jean-Claude Pelletier. Il joue aussi pour le big band Fuentes-Guérin (1965), les Four Bones (1968), Jef Gilson (1975). Il s’oriente plus tard vers l’enseignement. Vers 1987, il prend sa retraite. (extrait de La Frénésie des rythmes en France au XXe Siècle). TV Banc d’éssai, série Jazz-O-Rama (16 mai 1958, http://www.youtube.com/watch?v=JLcGwM9vg2Y).
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