Porret, Julien

Porret, Julien
Naissance10 jan 1896
NationalitéFrançais

Français. Né à Paris (5ème). Compositeur. Famille : frère Armand Gaston (tp), fils Francis (cnt, tp, tb) et Henri (ing. son), petit-fils Yan (cnt). Etudes : p (à partir de 1912 : Fernand Heurteur, 1914, Jane Franquin, Georges Haas, Emile Pasani, Léon Kartun), solfège (Henri Raiser, prix 1920), cnt, Auguste Porret, Armand Porret, Alexandre Petit (CNSMP, cnt, 1er prix 1914 avec M. Lafosse et F. Bodet ; travaillait les sons filés avec ses camarades de classe M. Lafosse et Gurs, rue de Palestro, près de chez P. Barat), Merri Franquin (CNSMP, 1916-20, 1e prix tp 1920). Expérience : professionnel (à partir de 1911), café-théâtres, tavernes, cinémas, music-halls, Luna Park (1912, avec Clément Blanquefort, cnt), Skating Magic City (Pont de l’Alma, avec Marius Kauffmann, cnt), Léon Deliance (avec E. Foveau), Orch. de Bal de René André (Grand Palais, le samedi, 1912-4), Casino de Berck (premier emploi de cnt solo), Exposition de San Francisco avec Gabriel Parès’ French Band (cnt solo, 1915), service militaire dans l’Artillerie (1916-9), Cinéma de la Madeleine (pour Aimé Lachaume, avec Emile Chavanne, vln), Casino de Trouville (première saison jazz, avec Gaston Lapeyronnie, bj, 1920), La Sirène dir. J.-Ed. Barat (cnt solo et sous directeur, 1920-1), Théâtre des Arts (Bvd des Batignolles, 1920, avec E. Chaine, tp –remplacements de son frère), Cinéma Tivoli (remplacements de Charles Joseph, cnt), Cinéma du Bvd St Marcel (1920 –remplacements d’Eugène Geneste), Philippe Brun (vln) (à Pau), Casino Beausoleil (Monte-Carlo, 1924), la ‘Nuit de la Fourrure’ au Grand Palais (Paris, 1924), les Excellos Five (Belgique, v1924), Théâtre Daunou (avec Roger Fisbach, as), Capitole de Monte-Carlo (1925, comme tp-as, Orch. P.&H. Evans), les Merry Makers de Doudou Marguliès (1925-6, avec l’américain Jack Roy, tp), Ernö Rapée au UFA Palast Cafe am Zoo (Berlin, 1926), Bernard Etté (Allemagne, jusqu’en 1928), Irving Aaranson (à Ostend, remplace Mickey Bloom ; Leo Vauchant, tb), le Dr Larrazet (au Florida, Paris, 1928, avec Edmond Cohanier, ts), Lud Gluskin (remplaçant de Faustin Jeanjean, tp : Lido du 17 juin au 26 juillet 1928, Empire, du 27 juillet au 9 août 1928, Casino Biarritz, du 16 août au 15 oct 1928, avec Roger Deleutre, p ; 1929 : Paramount, Joinville, les Ambassadeurs), studio Eclair de Werner Heymann (Epinay, 1930 : soliste-arrangeur-chef d’orchestre-assistant comp. de Haymann), Fred Mélé, Grégor, dir. un orchestre de studio (1930-7, le Hot Melodic Band, pour graver les ‘succès de Julien Porret’ joués aux entr’actes dans les salles de cinéma), studio Salabert (févr-avril 1932, juin 1932), Casino de Paris (16-29 juin 1932), Théâtre Mogador (L’Auberge du Cheval Blanc, 30 nov 1932 à 16 sept 1934, avec A. Burtin, Rivière, tp), Châtelet (tp solo), la Comédie Française (remplaçant d’A. Beghin, 1935-6, avec Albert Bernard, cnt), les Folies-Bergère (avec G. Paquinet, tb ; Lapeyronnie lui succède), Radio Tour Eiffel (1935), Radio-Paris, Radio PTT (1935-6, avec Leon Kartun), Poste Parisien (1936), théâtre Marigny (1937, avec Eugène Sallé, M. Gibernon, tp), Cinéma Le Normandie (ouverture, 1937, avec M. Gravis, tp), Bal Tabarin (avec M. Gravis, R. Sabarich, tp – remplaçant d’A. Marlier et A. Issartel), studios Polydor (14 jan 1938, 28 mars et 26 juin 1939), disques publicitaires (18 févr, 11 mai 1939), George Tzipine (Deauville, 1939, avec Marius Robart, tp), Théâtre de Paris (opérette Le Chant des Tropiques, avec Guy Paquinet, tb), se fixe à Bordeaux/Pessac (1939-44, où il n’a aucune activité musicale), Georges Tzipine (Tabarin, 1945), s’occupe ensuite des éditions Nuances (avec Léo Poll, père de Michel Polnareff), puis Chant du Monde (directeur musical), se fixe dans le Pays Basque (1953), théâtre de Bayonne (jusqu’en 1964 : opérettes), il fait de l’enseignement et de la composition (sous la pression d’E. Foveau). Professeur : écoles de musique à Cambo, Biarritz, Pessac. Elèves : Pierre Bergeret ; conseils à Gaston Lapeyronnie (1920), Pierre Allier, Philippe Brun. Aut.-comp. : membre de la SACEM (à partir de 1914) et des Auteurs Dramatiques (à partir de 1918), ‘The Lucky Tramp, op10’ (cake- walk, 1914, dédié à F. Heurteur), ‘Golden Sky, op132’ (1923, dédié à Raoul Gola), ‘Tentation’ (éd. Rukle), musique des films Le Bal (avec D. Darrieux), Le Petit Jacques (avec Harry Baur), Une Journée de Folies (avec Fernandel), 24 Etudes Mélodiques et Progressives (op. 518, 1964, éd. R. Martin), 14 Déchiffrages manuscrits (Billaudot), révision des 14 Etudes Caractéristiques d’Arban (op. 599), sa Méthode Progressive pour Trompette (R. Martin), Memento (R. Martin), 16 concertinos, 32 solos de concours pour instr. à vent, 6 Mini-concertos pour tp, 6 Esquices pour tp, Novelette (tp-p), 12 Duos Progressifs pour tp, 2 trios de tp, 2 Quatuors de tp, Quatuor de tb (déc 1977, pour R. Loyer). ‘à 70 ans je les jouais [24 études mélodiques] encore correctement sans m’écraser les lèvres’ (lettre à l’auteur, 4 nov. 1977). A joué le cnt Lefèvre (cadeau de 1er prix, 1914), puis Besson, la tp Millereau (1919), puis Thibouville-Lamy à 4 pistons (v1920) et une tp ré Couesnon. Sa tp est au Trompetenmuseum Bad Säckingen (comme des instruments de Vassily Brandt, Eduard Seifert, Hans Bode, Timofey Dokshitser, Willi Liebe, Walter Scholz et Adolf Scherbaum!). A cessé la tp en 1964, mais a continué la pratique du piano. Denis Gautier (tp) a donné le nom Julien Porret au Qnt Cuivres du Var. Figure historique françaises des cuivres et de la musique de scène jazzy d’avant guerre : ‘Homme et musicien extraordinaire…d’une grande délicatesse…en 1959, m’a toujours conseillé de jouer la trompette en si bémol alors que la grande mode (idiote) était en ut’ (Jean Sibra, lettre 26 nov 2004).

Enregistrements

Erno Rapee’s Jazz Symphoniker (Berlin, mars 1926, à 2 tp : ‘It Ain’t Got Nobody’, Vox 78t 8174 ; solo, Vox) ; Lud Gluskin (‘Sérénade’ de Schubert, arr. Porret, relais Eddie Ritten-Julien Porret, tp ; Pathé, 30 juin, 6 juillet 1928, 4 mai, 9-23 juin, 12-19-27 oct, 28 nov, 1-17-19-21-26 déc 1932) ; Bailly Jazz (27 mars 1931, Polydor). à Joinville avec Paul Romby et Raoul Gola : une musique de film en 4 jours (v1930) ; Tobis, mars-avril 1931, août-oct 1931, mars 1932, nov 1932. Ens. La Follia dir. M. de la Fuente (Prestige de la trompette, avec Marc Ullrich, Gilbert Petit, Guy Messler, tp, Larynx CD 071).

Vidéos

Porret, Concertino 8 (Frédéric Demers, cnt, http://www.youtube.com/watch?v=fUKGAu9UIek). F. Unterfinger, Fantaisie (http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=503mjYB5iEc).

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