Morton, Jelly Roll

Morton, Jelly Roll
Naissance20 oct 1885
NationalitéAméricain

Américain. Né à New Orleans. ‘Originator of Jazz-Stomp-Swing’. La révision de sa date de naissance (1890) par L. Gushee (d’après un certificat de baptême de 1894) n’est pas fondée. Famille : père Ed (tb). Etudes : p (à partir 1900, St Joseph Catholic School) ; élève de W. J. Nickerson. Expérience : tournées de pianiste dans le Sud (1900-5), retour à New Orleans (1905) où il dirige un brass band de parades (cnt, tb, saxh alto & bar, tu, grosse caisse & caisse claire : ‘Sometimes I would play trombone, sometimes bass drums or sometimes the snare’, Mister Jelly Roll, p148), reprend les tournées (pianiste, acteur, 1907-15) : Mobile (rencontre Porter King, p), Memphis (1910, rencontre W.C. Handy), St Louis (1911, remarqué par Artie Matthews), NYC (1911, remarqué par James P. Johnson), numéro de blackface (Fred & Rosa Morton), les McCabe’s Minstrel Troubadours (1914), Selnia, Houston, Oklahoma, Indianapolis, Philadelphie et arrive à Chicago (1915), accompagne la chanteuse vaudeville Lucille Hegamin (DeLuxe Cafe : création du ‘Jelly Roll Blues’, copyright 1915, éd. Rossiter, Chicago), part à San Francisco et reste sur la Côte Ouest (1915-22) où il joue avec Buddy Petit (Los Angeles, 1917), passe au Tia Juana, à San Diego (1921), puis revient à Chicago (recommandé par Perry Bradford chez Paramount, 1923), travaille comme ‘song-plugger’ et arrangeur aux éditions Melrose (Chicago, 1923-8), enregistre sous son nom (juin 1923, Paramount, avec Dominique Remy, cnt, Roy Palmer, tb ; oct. 1923, Okeh, avec Natty Dominique, tp, Zue Robertson, tb), co-dirige un orchestre avec W.C. Handy (1923-4, avec Roy Palmer, tb, Balls Ball, cl), enregistre avec ses Kings of Jazz (juin 1924, avec Lee Collins, cnt, Roy Palmer, tb, Balls Ball, cl) et en duo avec King Oliver (1924), puis grave une série de disques Victor historiques (sept 1926 à juin 1927 : partie essentielle du jazz classique), tourne (1928) puis se fixe à NYC (1928, vit un temps chez Lottie Joplin), enregistre pour Johnny Dunn (1928), fréquente le Rhythm Club de Harlem (lieu où on recrute les musiciens pour les cachetons, comme Pigalle à Paris), continue à enregister pour Victor d’excellents disques injustement négligés (1928-30), puis ce sont les galères jusqu’à sa réhabilitation à partir de 1938. Jelly Roll Morton, auto-décrété ‘Originator du Jazz’, ne fut pas loin de l’être, sachant, contrairement à d’autres (cf. p 76-82, Mister Jelly Roll), définir ce qu’est le Jazz Hot dont il fut un pianiste et compositeur-orchestrateur aussi essentiel qu’Ellington. Il n’est pas né jazzman, il est progressivement arrivé à cette façon de jouer par la synthèse de ses influences : hymnes religieux, spectacles minstrels, brass band, ragtime, opéra, blues et musique créole (son ‘spanish tinge’). Les meilleurs disques orchestraux de son œuvre ont mis en valeur deux cornettistes trop négligés par ailleurs : George Mitchell (au top en 1926-7) et Ward Pinkett (remarquable en 1929-30). Il nous plait de savoir que l’’Originator of Jazz’ pratiqua le trombone, d’ailleurs, souvent, les lignes de basse de ses œuvres sont écrites dans le style trombone (notamment tailgate). Il a écrit une marching song : ‘We Are Elks’ (1939). Enfin, Morton, ‘Originator du Jazz’ au même titre qu’Armstrong et Bechet, a pratiqué (bien avant André Hodeir) l’improvisation simulée. Comme les clarinettistes Omer Simeon ou Albert Nicholas, le cornettiste George Mitchell a témoigné que Morton écrivait les solos : ‘Jelly would write out the parts for all the guys to play…I also remember that, for some of the tunes, Jelly brought a few of the printed copies of the orchestrations that Melrose published’ (G. Mitchell). « as for playing trumpet on the piano, Jelly still remains the master! » (Don Locke, Jazz Journal no1, 1960).

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Trompette Actus

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