Rencontre avec Thierry Sohier, concepteur des trompettes Agami

Les trompettes Agami, notamment jouée par Alexandre Hérichon, font parler d’elles actuellement. Nous avons voulu en savoir plus, et nous vous présentons le portrait du créateur de la marque : Thierry Sohier.

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Thierry Sohier est trompettiste. Prix du conservatoire de Caen, il a enseigné de nombreuses années dans plusieurs établissement. Inspiré par le Japon et les USA , il lançait des cours de trompette dans les écoles primaires au début des années 90. Janvier 92, suivez les premiers cours de Formation Musicale , d’Eveil, de chorale, et en septembre 92, de nombreux instruments étaient enseigné par une équipe de professeurs sur un réseau d’école. Pendant 12 ans, il a eu cette volonté de démocratiser la musique, bien avant les orchestres DEMOS et la mise en place des DUMISTES.

En parallèle, Thierry chante dans des chœurs d’Opéra, dirige des chœurs et se produit en trompette en orgue. Une belle vie pour ce musicien, qui pourtant continue de réfléchir.

Après 30 années d’enseignement, il ressentait le besoin de partir à l’aventure, sur des projets personnels. Il s’intéresse à la facture instrumentale. Il rencontre des facteurs de trompette, et émerge l’idée de développer une trompette facile à jouer. C’est ainsi que commence l’aventure AGAMI.


En Chine, il rencontre un fabricant avec qui il noue des liens étroits et ils créent ensemble la gamme Agami. Aujourd’hui si quelques mystères restent sur cette marque, Thierry s’en justifie « On en est tous à protéger ses fournisseurs, ses savoirs-faire. J’ai rencontré cette personne qui est pertinente et qui a mis au point toute cette trompette avec mes recherches. C’est un tout petit atelier ».


Les pistons ont fait l’objet d’un gros travail avec la création complète d’un bloc piston. Les trompettes sont proposées avec 2 jeux de pistons, lourds et semi-lourds. L’idée est venue d’avoir un poids dans la main « Il y a quelques amis trompettistes qui me parlaient souvent du 3ème piston lourd, et au fur à mesure des test on en est arrivé à équilibré les pistons avec 3 dessous lourds. »

Le modèle 130 existe en 5 versions. Chaque modèle a son identité. Le matériau évolue entre laiton et nickel, avec des vernis différents changeant le poids mais la taille reste fixe avec une ouverture de 130 : « Le 1er modèle était en 123, je suis passé sur 133 après et même si elle plaisait beaucoup, la résistance était difficile, j’ai fait le choix de passer sur 130. Un modèle 125 devrait sortir prochaînement. »
La marque propose également du sur-mesure à la commande.

Le projet de la marque Agami est assez simple pour Thierry :« Le premier projet est de faire connaître la marque et la démarche pour sortir de l’idée du Made in China bas de gamme et industrialisé, et mettant en avant tout le chemin et le travail artisanal qui a été fait pour aboutir à ça. »

Aujourd’hui Alexandre Hérichon joue les trompettes Agami et diffuse l’image de la marque dans le monde. Même si Thierry admet que les trompettes ne sont pas « Made in France », il se défend d’une fabrication en série, « surtout pas une copie de trompettes existantes ».

Thierry lance un appel d’ailleurs : « Si des trompettistes souhaitent essayer les trompettes AGAMI, contactez-moi, je suis toujours très heureux d’accueillir des ambassadeurs de la marque qui sauront reconnaître le travail et l’énergie que j’ai mis dans le développement de ces trompettes. »

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